Une certaine vision du bonheur au travail

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Le gouvernement a même encouragé les employeurs publics à travailler sur ce concept fumeux en proposant par exemple de multiplier les réunions d’expression, de voir pour rendre de petits services aux fonctionnaires (ex : pressing, …), en développant les crèches pour les enfants des personnels, …
A aucun moment bien sûr, on ne s’intéresse aux causes du mal-être au travail : les dysfonctionnements organisationnels, le management, le manque d’effectifs, l’absence de reconnaissance, ….
Au CPN, pas question de parler de qualité de vie au travail puisque nous serions selon certains dans l’Hôpital du Bonheur.

Pourquoi la CGT affirme-t-elle ceci ?
Tout simplement en s’appuyant sur les réponses faites par la Direction lors des dernières instances de mars !
Peu importe la réalité du terrain que les organisations syndicales faisaient remonter, les réponses de la Direction étaient de ce style :
–          « vous êtes exaspérants »
–          « vous ne voyez toujours que le verre à moitié vide alors qu’on fait tellement de choses »
–          « on peut toujours contester mais moi aussi, je rêve d’un hôpital où il n’y a pas de problèmes de lits ! Regardez à Rome, il n’y a aucun lit de psychiatrie et ça tourne ! » ou « et pourquoi pas un jour, un hôpital sans lit ? »
–          « vous nous parlez de violence mais c’est un mal inhérent à la maladie en psychiatrie. La psychiatrie est aussi le reflet de ce qui se passe dehors ! »
–          « vous n’allez quand même pas nous dire que le nouveau projet de réorganisation du PGN est venu comme ça un matin quand le Pr SCHWAN s’est réveillé ? »
–          «  ces projets se construisent étroitement avec les équipes, ce sont des projets médico-soignants ! »
–          « ha, oui, vos mails ? on n’en reçoit tellement qu’on s’y perd donc on n’y répond plus »
–          ….

Pour la CGT, ce n’est pas une nouveauté ! C’est surtout une vision décomplexée du management de l’Hôpital Public dans la lignée de ce qui a été impulsé ces dernières années par les différents gouvernements et leurs bras armés, les Agences Régionales de Santé.
Donc effectivement, faute de diagnostic partagé sur la dégradation de la situation au CPN, on peut selon l’endroit où on se place considérer ou pas que le CPN est l’Hôpital du Bonheur et même réciter ce mantra : « jusqu’ici tout va bien donc pourvu qu’il n’arrive rien ! »
La CGT, quant à elle, sera toujours du côté des travailleurs et portera devant la Direction même les vérités qui ne seraient pas bonnes à dire.
La CGT vous encourage à participer à la reprise en main de vos conditions de travail : il n’y a que vous pour dire comment vous souhaitez travailler ! 
Refusons de subir !