Infos GHT Point sur les fonctions mutualisées

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1) les achats

Tous les marchés (c’est-à-dire le choix des fournisseurs et prestataires) seront gérés intégralement par le CHRU de NANCY à compter du 1er janvier 2021.
Pour l’instant, le CHRU a récupéré une trentaine de nos marchés et une vingtaine d’autres suivront d’ici la fin 2018.
La Direction a reconnu que le CHRU avait du mal à faire face à la masse de travail malgré la mise à disposition à 25% de l’attaché d’administration des services achats du CPN.
La Direction a donc été obligée de prolonger certains de nos marchés actuels et elle a conscience que pour certains nouveaux marchés conclus par le CHRU, cela risquait de nous coûter plus cher qu’auparavant.
La CGT a interrogé la Directrice des Achats sur les conséquences pour le personnel CPN, surtout qu’actuellement, plusieurs absences n’ont pas été remplacées (départs en retraite, congés maternité, …)
La Direction a affirmé que le service Achats CPN serait renforcé prochainement de 0,5 ETP et que les congés maternité allaient bientôt prendre fin … !?
Pour la CGT, ce n’est guère rassurant surtout si le travail disparait au profit des services du CHRU. Quelle perspective pour le service Achats du CPN en 2020 ?

2) l’informatique

Tous les matériels sont désormais commandés sur les marchés du CHRU.
Concernant le passage à un système informatique commun (logiciels), un travail a été confié à un cabinet d’audit.
La Direction nous a fait savoir qu’elle n’était pas du tout satisfaite car on se dirigerait vers un plan d’investissement informatique GHT à hauteur de 14 millions d’euros.
Sur cette somme, le CPN devrait financer à hauteur de ce qu’il représente dans la masse du GHT, c’est-à-dire 10% (Ravenel devrait verser 5%)
Inadmissible selon la Direction car le plan concerne majoritairement des investissements MCO non-adaptés à la psychiatrie !!!
Un Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) est à l’étude et le personnel du service informatique du CPN serait mis à sa disposition.
La décision sera prise mi-novembre 2018.

3) la blanchisserie

Depuis avril 2018, notre linge est pris en charge par la Blanchisserie du CHRU dans le cadre d’un GCS commun à tous les établissements du GHT … avec le succès que l’on connaît !
La Direction semble avoir enfin pris conscience des réalités remontées par les agents de terrain. Elle reconnait maintenant que le tonnage a été mal apprécié par le CHRU, qu’il y a de nombreuses absences au sein de la Blanchisserie CHRU, des matériels en panne, des soucis organisationnels, des pertes de linge, … !!!

Concernant le transport du linge entre le CPN et le CHRU, il sera officiellement confié à un transporteur privé en avril 2019 (il y a du retard) mais la Direction confirme qu’au 1er janvier 2019, ce ne seront plus les chauffeurs du CPN qui feront les tournées mais les chauffeurs du CHRU de NANCY !!!
Concernant le linge résident (MAS), il sera dirigé vers la Blanchisserie de Ravenel mais vraisemblablement pas avant juin 2019.

4) les services techniques

Des réunions communes entre les différents responsables ont lieu tous les vendredis matin pour discuter des marchés de travaux, de maîtrise d’œuvre, …

5) les finances

Une cartographie est en cours pour étudier ce qui pourrait être mutualisé (emprunts, marchés de transport patients, …)
Un groupe de travail se réunit également sur le contrôle de gestion.
Une cellule d’analyse médico-économique est constituée pour aider au projet médical partagé.


Contrairement à la Direction, la CGT n’est pas surprise de voir que son analyse de départ était juste : le GHT est là uniquement pour accompagner la politique de casse de la psychiatrie publique et constitue un formidable outil de compression des personnels, prélude à la fusion de nos établissements.
 

La CGT poursuit la lutte contre le GHT et ses conséquences néfastes pour les agents des différents établissements concernés.
Un collectif CGT anti-GHT a d’ailleurs été créé pour mettre en commun nos informations et tenter d’unifier les luttes. Vos représentants CGT sont à votre disposition pour toute question et restent inlassablement persuadés que les services « non-cœur de métier » doivent être défendus avec la même ardeur que les services soignants.