Urgences Psychiatriques En souffrance aussi

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Du coup la population accueillie reste en attente 10 à 12h dans le SAS, empilée en salle TV.
Il y a en permanence 10 patients pour 8 lits (sans compter ceux du SAS)
Là où lorsque le CPN était encore fourni en lit, les personnels mettaient 30 min pour trouver un lit d’hospitalisation, ils mettent aujourd’hui de 5 à plus de 12h !!!! Tout est devenu chronophage !!!

 
Le service subit une augmentation de son activité, essentiellement due à :
·         Des patients sortant rapidement d’hospitalisation qui se retournent rapidement vers les urgences
·         Au vu du manque de lit, cela nécessite des ré-évaluations le lendemain, donc surcharge de travail
·         En aval, les CMP n’absorbent pas les demandes, rdv infirmiers à 1 mois et 3 mois pour médecin. Du coup nos Urgences démarrent des suivis !!!(Ce qui n’est en aucun cas leur mission.)
·         Il y a une augmentation des orientations en hospitalisation de 9% avec des lits en moins !!!
·         126% d’occupation des lits en 2017 et 134% en 2018 sur ce service. Et ce bien qu’il y ait 2 lits purement administratifs (fantômes) pour gérer l’attente des transferts…
·         Suite à la fermeture du CMP Médreville (cœur de ville), les patients ne souhaitent pas faire une heure de route pour se rendre au CMP de Vandoeuvre, du coup ceux-ci viennent prendre leurs soins aux Urgences Psy.
Par conséquent ceci entraine :
·         De la pression sur les soignants
·         De l’irritabilité des patients due à l’attente…
·         Des entrées en hospitalisation de nuit, des surnuméraires, et du coup de la tension entre les différents services… Des déclarations des événements indésirables conséquents aux entrées de nuit alors que l’équipe a mis 10h à le faire hospitaliser !!!!
·         ET une énorme interrogation sur la qualité des soins, et le parcours de soin du Patient
Une des solutions serait de multiplier par 2 les lits de l’UAUP et de revenir à un fonctionnement pratiqué il y a moins de 10 ans avec un service sacrifié (le Centre d’Accueil Permanent),  pour le virage vers l’ambulatoire. MAIS DE QUEL VIRAGE PARLE-T-ON ????? Celui de la souffrance de sa population et de son personnel !!!