Quand le travail associatif prend le pas sur nos missions de service public Petite analyse du phénomène

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Pour résumer leur champ d’action et ce qui leur est demandé par l’ARS, cette association a les coudées franches pour réaliser un travail équivalent de celui de l’ambulatoire. Il à même la possibilité d’offrir de la prise en charge pluridisciplinaire et d’accompagnement que les agents de la psychiatrie publique faisait auparavant.

Finalement, ce que les soignants regrettent de ne plus pouvoir faire en termes de directives de prise en charge des malades (ce qui entraîne de la souffrance au travail) va être de nouveau possible par le biais de cette structure composée en partie de bénévoles.
Le virage vers l’ambulatoire proclamé dernièrement dans les grandes orientations des soins en psychiatrie n’était que pure fantaisie car sans moyens. Cela avait un but : créer un manque certain dans l’offre de soins pour y asseoir dans un fauteuil les nouveaux « partenaires » et  anéantir progressivement le service public hospitalier.
Rien de plus malin (certes grossier cependant ) que de sortir du chapeau une nouvelle entité avec un coût de fonctionnement bien réduit.

La CGT n’a en aucun cas l’intention de vilipender le système associatif qui dans ses prérogatives et son idéologie apporte depuis longtemps de l’aide à de nombreux citoyens et de multiples domaines.
Il arrive malheureusement qu’une association orientée vers l’aide aux personnes soit détournée non sans malice par des choix politiques au détriment d’un système de soins délivré auparavant au sein du service public
Ce que va pouvoir faire ESPOIR 54 sur la santé psychiatrique avec les moyens financiers qui lui sont alloués, le CPN n’a eu de cesse de le demander.
L’argument financier restrictif n’a finalement aucun sens au vu de ce constat, tout dépend du choix exprimé de ceux qui mènent à la baguette l’offre de soins à nos patients !