Nouveau chantier en vue Restructuration du Pôle Toul Pont à Mousson

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Ont été évoqués :

la désignation d’un nouveau cadre transversal détention en la personne de Monsieur Jérôme GARZON ;

le projet de restructuration du pôle :

D’après le chef de Pôle, l’ARS leur demande de développer l’activité autour du ratio 40% pour l’intra / 60% pour l’extra hospitalier.

Pour ce faire, il pense pouvoir réduire l’hospitalisation sous contrainte avec la fermeture de 10 lits (Unité 6 SP) pour ouvrir un hôpital de jour 7j/7.

Bâtiments ? Financement ? Faisabilité ?

Rien ne filtrera !

Cependant, la nouvelle cadre supérieure de pôle Madame HUMBERT va constituer des groupes de travail pour chaque axe de ce pôle. Ces axes sont au nombre de 4 : Hospitalisation complète / Détention / Hôpital de Jour / CMP CATTP

Dans chaque groupe, il y aura 12 représentants maximum.

Elle a déjà indiqué qu’il y aura ensuite du mouvement au sein des personnels ce qui n’a pas manqué de plonger l’assistance dans une certaine stupeur. 

A quoi cela sert il ?

Dans la faisabilité : pas de marge de manœuvre, puisque le Projet Territorial de Santé Mentale est déjà quasiment finalisé à l’ARS, qu’aucune étude pour un financement complémentaire n’a été demandée, qu’aucune dimension RH n’a été pensée, … !

Humainement : c’est préparer les équipes à un futur broyage, avec du management participatif agressif pour les faire entrer en résignation et accepter les futures fermetures déjà annoncées !

Ce qui change par rapport au PGN ?

Peu de choses si ce n’est que le chef de pôle du G02/G06 veut lui sacrifier l’hospit’ sous contrainte et non le soin libre.

On peut souligner la non maîtrise de ce dossier en ce qui concerne sa structuration même dans des murs qui n’existent pas et qui ne sont pas prêts d’être construits. 

Pas de relocalisation de CMP (Le CMP Jacquard lui, était déjà programmé et acheté !)

LA différence avec le projet PGN, c’est aussi que le personnel est maintenant averti et a considéré cette grand messe comme inutile et artificielle.

La CGT prévient qu’elle se tiendra aux côtés des agents pour défendre un projet répondant à leurs réelles problématiques et à celles des patients.

Après la restructuration du PGN effectuée au napalm et qui a engendré des souffrances au travail inégalées (et confirmées par 2 cabinets d’expertises indépendants dont 1 choisi par la Direction !), nous aurions pu imaginer qu’humainement, une leçon en avait été tirée. 
Eh bien non, à croire que le syndrome devient au CPN une véritable pathologie puisqu’un autre pôle va connaître bientôt les premières douleurs d’une restructuration : Toul et PAM.


Les mêmes méthodes pour résigner le personnel sont déjà dans les starting-blocks. 
Ce sont celles qui aujourd’hui sont responsables de l’état actuel de la prise en charge sur le grand Nancy. 

Dans retour vers le futur, Marty s’évertuait à tenter de changer les choses du passé pour un meilleur futur ! Au CPN, c’est tout le contraire ! On reprend les mêmes procédés qui font mal, qui vont entraîner l’établissement avec ses patients et ses soignants dans les méandres de la souffrance (tout cela en toute conscience ? A priori, pourtant, dans certaines maladies, le mindfullness n’est pas indiqué !!!)

La CGT propose un remède plus efficace à ce mal qui semble gangrener peu à peu les différents pôles du CPN : la prise de conscience des symptômes, la prévention, la réflexion humaniste et la lutte des idées pour ne pas laisser s’installer les premiers symptômes d’une nouvelle crise dans notre hôpital !