C.P.O.M. + P.R.S. = Hopital public en danger

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La rentabilité et les impératifs économiques prennent le pas sur la prise en charge des patients.

On nous explique que désormais les hospitalisations de longue durée (supérieures à 292 jours – chiffre arrêté arbitrairement par l’A.R.S.) sont à bannir de l’hôpital public, sous la menace de se voir appliquer des pénalités financières.

Cela se traduit au CPN par des projets de réductions de lits et à terme de suppression de service :

  • PRISME (passage de 48 à 30 lits avec en ligne de mire dans 2 ans, le transfert des patients vers une MAS psychique, familles d’accueil, …)
  • ARCHAMBAULT (se focaliser plutôt sur le CMP que sur l’hospitalisation)
  • BONFILS

Et demain, quel devenir pour des services comme Les Glacis, le CPC VIRAY, …?

Quel avenir pour les familles de ces patients ? Un renvoi vers des structures privées ou le médico-social ?

Ce jeu d’écriture qui vise à transférer des dépenses de la Sécurité Sociales vers les collectivités territoriales ou les structures privées a de quoi choquer dans un contexte économique fortement dégradé.

La CGT s’oppose à cette orientation politique et demande à notre gouvernement de remettre en cause la loi HPST et ses conséquences dramatiques pour les usagers.
Il est grand temps d’ouvrir un grand débat national autour de notre système de santé publique.