SAMEDI 12 MARS 2011 Pour l’arret des expulsions, la production massive de logements sociaux et contre le logement cher

106


Manifestation du 12 mars 2011 pour l’arrêt des expulsions de logement, contre le logement cher et pour la création massive de logements sociaux : Toutes les raisonspour les salarié-e-s et les organisations de la CGT d’en être !
 
L’actualité du début d’année (rapport de l’Insee et de la Fondation Abbé Pierre pointant la progression du mal logement, initiatives de réquisition de bâtiments vides, …)dément le satisfecit du secrétaire d’État sur la progression du nombre de logementssociaux et met en avant la question primordiale du logement pour les salariés et leurfamille où, à ce niveau aussi, ils payent durement une crise dont ils ne sont en rienresponsables.
Appeler à manifester le 12 mars, va bien au-delà de la mise sous projecteur de la date légale de reprise des expulsions, avec l’angoisse pour des milliers de familles et de personnes d’être jetées dans la rue par la force. Il s’agit non seulement de lutter contre les exclusions, d’affirmer le droit au logement pour tous mais aussi d’inscrire notre action dans le lien salaire – emploi.
Le Logement est une des préoccupations essentielles de nos concitoyens, c’est également le premier poste de dépense des ménages. C’est dire toute l’importance qu’il revêt pour les salarié-e-s, sans compter qu’une part importante des ressources du logement social provient du salaire socialisé.
Il y a un cercle vicieux entre précarité du logement et précarité de l’emploi. La précarisation de plus en plus grande de l’emploi a des conséquences directes sur la capacité des salariés à accéder au logement, à en changer ou à s’y maintenir. Cette précarité du travail se concentre sur les jeunes de moins de 30 ans qui conjuguent un sous statut professionnel et instabilité du logement.
La question du logement percute également de plein fouet le pouvoir d’achat des salariés et des retraités ; cette situation devient critique du fait de la faiblesse des rémunérations et des pensions. L’insuffisance du nombre de logements disponibles et des niveaux de prix et de loyers beaucoup trop élevés, contraignent ceux qui doivent se loger à accepter des logements trop petits pour eux et leur famille, n’ayant parfois pas le confort qu’ils souhaiteraient voire insalubres, beaucoup trop loin de leur travail, des services et des écoles… et beaucoup trop chers.
 
Face à l’ampleur de la crise et la gravité de la situation, la CGT se doit d’être visible et de faire entendre sa voix en tissant les convergences les plus larges possibles.