Psychologue du travail Quelles missions ?

108

Au bout de quelques temps, des tensions sont apparues avec la Direction de l’époque. Dans un 1er temps, il a été demandé à la psychologue d’effectuer un travail sur l’ergonomie des postes de travail. Ensuite, il lui a été signifié fin 2009 que son poste n’était pas reconduit faute de collaboration suffisamment étroite avec la DRH (sous-entendu, trop proche des syndicats !) et de son positionnement pro-salariés lors de l’étude des résultats de l’enquête usure professionnelle de 2007,

Fin 2011, la Direction nous informe subitement qu’elle envisage à nouveau de recruter une psychologue du travail, poste redevenu au goût du jour en raison notamment de l’émotion suscitée face aux suicides chez RENAULT et France Telecom. Les représentants du personnel y répondent favorablement à condition de pouvoir participer à l’élaboration de la fiche de poste. Fin de non-recevoir du Directeur ! Une embauche a lieu avec prise de fonction le 1er janvier 2012.

Aujourd’hui, quel est le constat ?
La CGT a demandé un bilan des actions de la psychologue du travail, à l’image du rapport annuel produit par le Médecin du Travail et présenté en CHSCT. Nous attendons toujours ! La CGT a appris incidemment que d’un poste initialement prévu à 50%, le poste de psychologue du travail était passé à 100%. Tant mieux mais pour quelles missions ?

Il semblerait que désormais, il soit demandé à la psychologue du travail de concentrer ses interventions autour de l’ergonomie. Ce domaine est certes passionnant mais là encore, aucune concertation avec les représentants des personnels à ce sujet !  Une 1ère étude a eu lieu sur un poste de lingère à la MAS suivie d’une seconde qui a pris plusieurs semaines (l’aménagement du nouveau bureau des admissions pour une dizaine d’agents) C’est incompréhensible : d’un côté, nous avons de nombreux collègues en souffrance noyés dans une organisation du travail pathogène et de l’autre côté,  une Direction qui sciemment privilégie le décor plutôt que de se confronter à une réalité qui fait peur !

Que l’on ne fasse pas de procès d’intention à la CGT ! Il ne s’agit pas de dénigrer une professionnelle qui a toute sa place dans notre hôpital mais plutôt d’exiger un recentrage des missions de la psychologue du travail.
L’ergonomie et l’étude des postes de travail relèvent déjà de compétences en place que ce soit au CPN : services techniques, bureau d’études, services économiques, médecine du travail, … ou chez nos prestataires : architecte, fournisseur de mobilier de bureau, …

Pas question de partir sur une psychologie du travail où l’unique but serait d’améliorer l’environnement de travail et ce pour faire oublier au salarié une organisation du travail où tout fout le camp ! Et puis quoi, demain on se met tous au Feng Shui et à la méditation ?

La CGT refuse de valider une telle approche ! Ce n’est pas ainsi que nous concevons la prévention des risques psychosociaux !