Mobilisation du 3 décembre 2020 Le communiqué de presse CGT

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Imaginez qu'au sein d'un même hôpital, dans un service, les agents sont payés 183 € de plus que dans le service voisin !
Imaginez que certaines directions d'hôpitaux (comme à Jury les Metz) se rebellent et acceptent de verser cette augmentation en Moselle alors qu'en Meurthe-et-Moselle, nos directions refusent !
 
Quel message le gouvernement renvoie-t-il à ces professionnels qui exercent des missions ô combien utiles auprès des plus précaires et fragilisés ?

Dans notre département, ce sont des centaines de fonctionnaires qui restent sur le carreau : les travailleurs de la MAS, du CRA et du CSAPA du Centre Psychothérapique de NANCY, ceux du REMM,
 
Mais c'est également, tout le secteur du privé et de l'associatif que ce soit l'aide à domicile, le secteur du handicap, la protection de l'enfance, les centres d'hébergement pour sans-abri, …, qui revendique une juste reconnaissance de leurs professions.
 
Dans notre département, ce sont là encore des centaines de salariés qui ont été ignorés tant par le gouvernement que par leurs employeurs : par exemple à l'Association Ars (Accueil Réinsertion Sociale), à REALISE, …
 
Tous demandent de réelles revalorisations salariales mais également la prise en compte de la lourdeur des prises en charge faute de moyens humains, de lits et de structures d'accueil en nombre suffisant.
 
L'absence de reconnaissance salariale se surajoute aux difficultés de recrutement, d'attractivité et de fidélisation des professionnels du social et du médico-social.
Alors que ces métiers sont pourtant passionnants, on assiste comme à l'hôpital public à un phénomène de fuite des professionnels, épuisés et écœurés de la perte de sens dans leur travail.
En effet, les logiques budgétaires et de contrôle social ont trop pris le pas sur les besoins des personnes accompagnées.
 
La Région Grand Est a lancé du 24 au 26 novembre 2020 un salon virtuel des métiers de la santé et du social … !!!
La publicité était belle mais comment attirer vers ces métiers aujourd'hui si le gouvernement et les employeurs ne consentent à aucun effort financier ?
 
Forte des mobilisations qui perdurent dans les établissements depuis le 15 octobre dernier, la CGT attend désormais une réponse rapide du gouvernement sur la base de nos revendications :

  • d'une part, le versement immédiat et avec rétroactivité du CTI de 183 € pour tous les agents de la FPH ; le versement de l'intégralité de la prime COVID et le rattrapage du pouvoir d'achat pour tous les salariés du privé et de l'associatif ;

  • d'autre part, la réouverture de négociations avec toutes les organisations syndicales pour un SEGUR 2 qui n'oublie cette fois-ci personne et soit beaucoup plus ambitieux ! Avec un plan de recrutement et de formation à la hauteur des besoins ! Avec des budgets complémentaires !

Il est urgent de changer de paradigme et que le Président de la République mette enfin en pratique ses belles promesses du printemps dernier, ce monde d'après tant attendu !
Aujourd'hui, le bilan de la politique Macron parle pour lui :

  • 300 000 SDF

  • 6 millions de privés d'emplois

  • 10 millions de pauvres

  • une augmentation alarmante de la souffrance psychologique et des addictions

Mettons de l’argent là où il y a une réelle urgence sociale et sociétale !
Alors, STOP au mépris à l'encontre de nos métiers !

Dans le cadre du préavis de grève nationale, l’USD CGT Santé et Action Sociale 54 a appelé à un rassemblement le jeudi 3 décembre 2020 devant la Préfecture de Meurthe-et-Moselle. Cette mobilisation a été refusée dans un premier temps par les services de police avant d’être finalement autorisée mais dans un autre lieu.

La CGT invite donc les professionnels du social et du médico-social, les exclus du Ségur, à un rassemblement statique Place Mgr RUCH devant la cathédrale, le 3 décembre à 14 heures.
Une tribune sera organisée pour permettre à tous ceux qui le souhaitent de prendre la parole.
Une délégation sera ensuite reçue pour porter les revendications des personnels à Monsieur le Préfet



Contact presse :
Emmanuel FLACHAT
Tél :06-10-70-41-48