Clinique privée de psychiatrie Ouverture sous le haut patronage de la Direction et de la CME

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  • Certains médecins du CPN dont le Pr SCHWAN, le Pr KABUTH, le Dr BEAU et la présidente de la CME, le Dr PICHENE (qui nous avaient pourtant alerté, un an auparavant en urgence, pour dénoncer une « opération agressive financière contre le service public de la part de l’ARS ») ont été au final bien complaisants pour accepter l’arrivée du privé dans le cadre d’une soi-disant « complémentarité » de l’offre de soins en psychiatrie.
  • La Direction du CPN a préféré collaborer avec les promoteurs privés plutôt que de répondre à l’appel à candidatures publié par l’ARS pourtant ouvert au service public. L’ARS nous confirme qu’il aurait donc été possible pour le CPN de déposer un dossier pour ouvrir de nouveaux lits en psycho-gériatrie, en réhabilitation, chez les 15-25 ans, … au lieu de fermer des lits comme nous le faisons actuellement !
Pour justifier l’implantation de la clinique privée, les responsables de l’ARS expliquent avec un certain cynisme que les médecins psychiatres libéraux du grand Nancy affirment que certains patients seraient contraints d’aller se soigner dans des cliniques privées en Allemagne ou en région PACA car une hospitalisation sur le CPN serait trop stigmatisante ….
Lobbying payant pour ces médecins libéraux avides d’augmenter leur clientèle et bien sûr, les premiers à répondre à l’appel à candidature pour la clinique privée ! La CGT déplore que les demandes de moyens supplémentaires pour le secteur public ne bénéficient pas de la même bienveillance du Directeur de notre ARS !
 
Au final, c’est sans restriction qu’un boulevard s’est ouvert pour permettre aux actionnaires du privé de s’y engouffrer et gagner des parts de marché dans le domaine de la psychiatrie jusqu’à présent relativement épargné !
C’est faire profiter le système capitaliste en utilisant les caisses de Sécurité Sociale financée par nos cotisations ! C’est cautionner les méthodes des cliniques privées qui prétendent réduire les prix de journée en mettant 30 à 50 % de personnel en moins au chevet du patient et en facturant des coûts supplémentaires(supplément chambre individuelle de 40 à 80 € par jour, location télé, …)

 
C’est la fameuse santé à deux vitesses que combat la CGT !
La santé n’est pas une marchandise !