Face au futur GHT psy ou non Les syndicats CGT se mobilisent

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Les G.H.T (Groupements Hospitaliers de Territoire) se définissent comme un groupement d’établissements qui mettent en œuvre une prise en charge commune et graduée.
Ils assurent la rationalisation des modes de gestion par une mise en commun de fonctions ou par des transferts d’activités entre établissements.
L’adhésion à ces G.H.T a été rendue obligatoire par la loi Santé de Marisol TOURAINE.
Un établissement support est désigné parmi les établissements membres du groupement tout en sachant qu’ils sont en principe adossés au CHU le plus proche.
Les fonctions supports sont mutualisées à l’intérieur du G.H.T. c’est-à-dire a minima :

  • les services informatiques et le DIM,
  • les fonctions achats et logistique,
  • les instituts de formation,
  • les services de formation continue et de ressources humaines, …
Un projet médical partagé devra également être adopté et se décliner à l’échelle du territoire couvert par le groupement.
Les établissements privés et médico-sociaux peuvent adhérer au G.H.T.
 
Refusant d’attendre l’intégration dans un G.H.T décidé par l’ARS et placé sous la coupe du C.H.U., les Directions du CPN, de Ravenel, de Lorquin, de Jury-les-Metz (et peut-être de Sarreguemines) ont décidé de soumettre une contre-proposition articulée autour d’un G.H.T des établissements psychiatriques du sillon lorrain.
 
Nous apprenons aujourd’hui que cette contre-proposition a été retoquée par le Directeur de l’ARS dans un courrier du 25 février 2016 adressé aux chefs d’établissements.
Monsieur D’HARCOURT y fait état de la préfiguration du périmètre du GHT qui sera composé des établissements suivants :
  • CHU de Nancy
  • CPN
  • CH de Ravenel
  • CH de Lunéville
  • CH de Pont-à-Mousson
  • 3 H Santé
  • CH St Charles à Toul
  • CH de St Nicolas-de-Port
  • Hôpital St Jacques de Dieuze
  • CH St Charles à Commercy 
     
Ce courrier est très directif puisqu’il enjoint à chaque direction de remettre pour le 20 juin 2016 les orientations stratégiques du projet médical partagé.
Une aide méthodologique sera assurée courant avril/mai par l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique.
Un point d’information est prévu à l’ARS à NANCY le 4 mars prochain.
 
Pour la CGT, il est clair que toute mise en place de G.H.T sous quelque forme que ce soit sera néfaste tant pour la population que pour les personnels des hôpitaux.
 
La concentration d’établissements de santé au sein de méga-structures va totalement à l’encontre des soins de proximité, des secteurs de psy et du service public hospitalier.
Le seul objectif poursuivi est celui de la rationalisation des moyens, c’est-à-dire diminuer les coûts et tailler dans les effectifs !
Un GHT = suppressions de postes en doublon, mobilités forcées, augmentation de la charge de travail et hausse inévitable des risques psychosociaux chez des personnels déjà bien malmenés.
 
Devant le manque d’informations de la part de nos directions, les syndicats CGT s’engagent ensemble dans la lutte. Ils ont décidé de se réunir régulièrement, d’informer les personnels, de solliciter le directeur de l’ARS pour un RDV afin d’obtenir des réponses sur le périmètre de ces G.H.T. et formuler à cette occasion d’autres propositions.
 
Nous userons de tous les moyens nécessaires pour préserver les conditions de travail et la qualité des prises en charge au sein de nos établissements.
                                                                                                                                                                                                                                  Le 26 février 2016