CTE du 22 mars 2022 Motion lue par la CGT

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Pour autant, les techniques de management féroces contre le personnel et in fine les patients perdurent. Il semble que finalement tout est réfléchi pour achever notre hôpital comme on le ferait avec une bête blessée qui attend le coup fatal.
Pour ne pas passer pour des bourreaux, les responsables de la casse de l’hôpital adoptent aujourd’hui une mine déconfite et triste. Après avoir rationnalisé les couts, réduit au strict minimum les capacités d’hospitalisation et les prises en charge en ambulatoire, la Direction se lamente de l’état actuel du CPN.
Tout comme Mr  Martin Hirsch pour l’APHP ou plus près de nous Mr le Professeur Rabaud, président de la CME du CHRU de Nancy, le changement de ton est bien tardif. Après avoir tout fait pour casser l’hôpital avec force et conviction, les responsables ne semblent pas vouloir assumer.
 
Malgré les tentatives de nous museler, la CGT continue de dénoncer haut et fort ces choix politiques qui permettent au final, l’installation inexorable du privé dans notre spécialité.
En effet avec l’appui de la politique actuelle et passée, les assauts incessants du privé et son appétit pour l’argent public continuent inexorablement.
Depuis des années, le modèle du privé est entré dans notre hôpital à l’image du bionettoyage, de la crèche, de certaines fonctions supports, ….
De plus, tout est fait pour orienter les patients vers le libéral comme le rapportent certains agents courageux qui travaillent en CMP : ils  dénoncent les injonctions médicales qui les obligent à se débarrasser des prises en charge au bénéfice du privé.   
 
L’arrivée de CLINEA sur Toul, accompagnée de la bonne publicité actuelle sur leurs pratiques (groupe Orpéa) fait tâche dans le paysage du soin psychiatrique sur notre territoire.
La CGT a toujours lutté contre l’installation de cette financiarisation inhumaine du soin et l’a toujours dénoncé. Depuis des années  les choix dans les projets et les orientation des soins  au CPN portés par la Direction et certains chefs de pôle ont permis l’implantation de ce genre de structure privée aux intentions nauséabondes .
De tout temps et de toute époque, la déshumanisation au profit de l’argent et du pouvoir a toujours emporté les sociétés vers l’obscurantisme qui donne naissance au pire.
Au regard des tensions dans notre pays et des dérives inacceptables de certaines orientations politiques, la CGT reste à la fois lanceuse d’alerte et force de proposition pour contrer et maintenir des soins humains au sein de l’Hôpital Public et apporter la garantie d’une préservation indispensable de nos libertés.
Il n’est pas trop tard : avec force et volonté, une réappropriation du soin public est possible.
 
Redonnons à l’hôpital ce qu’il a de droit et qui appartient au bien commun de tous :
La sécurité sociale, innovation humaniste et égalitaire dont la CGT est fière et qu’elle défendra et protégera coûte que coûte.
 
Par cette motion, la CGT demande à la Direction du CPN de défendre les valeurs de notre hôpital public en préservant une offre publique de soins à la hauteur des besoins de la population !
Pour cela, il est indispensable de mettre un terme immédiatement au transfert de nos moyens et de nos compétences vers le soin privé capitaliste et permettre de nouveau à nos hôpitaux publics d’assurer leurs missions humanistes.
 
Quel meilleur endroit que ce CTE pour échanger sur les véritables enjeux qui vont impacter notre établissement, nos patients et les personnels que nous représentons ?
Et pourtant, on entend que la Direction échange discrètement avec CLINEA, que des projets de fermeture d’Hôpitaux de Jour et de CATTP se dessinent, …
Quelle est la prochaine étape : la fermeture de lits d’hospitalisation comme sur Ravenel ?
Et rien à l’ordre du jour de ce CTE si ce n’est des informations partielles que daigne nous lâcher notre Direction pourtant tenue réglementairement à mettre en œuvre un dialogue social loyal et honnête !!! Une HONTE !
La CGT refuse que le CTE soit instrumentalisé et transformé en simple chambre d’enregistrement.
 
Merci de votre écoute et espérons-le, place aux débats.