
Présents pour les médecins : Dr Body-Lawson, Dr Pelerin, Dr Martin, Dre Saad Saint-Gilles, Dr Dezarménien, Dre Bass, Dre Loparelli, Dre Pissochet, Dr Georget, Dr Georget, Dre Lamourette, Dr Bourguignon, Dr Laruelle, Dre Dugny, Dre Zech, Dre Dobre, Mme Schodel (interne)
Présents pour la Direction : Mme Roth, Mme Decker, Mme Meunier, Mme Bouillot, Mme Courot
Présents pour le CSE : Stéphan JACQUOT / CSIRMT : absente / ARS : absent
Procès-Verbal de la séance du 12 février 2026 validé.
POINT POUR AVIS
SCHEMA DIRECTEUR DU SYSTEME D’INFORMATION :
Dans le cadre du projet d’établissement, les schémas directeurs vont fleurir. Premier sur la liste donc la projection sur plusieurs années de ce que va devenir le support numérique de l’établissement !
Beaucoup de technicité pour une vision, l’uniformisation GHT. L’objectif est clair.
Le gros morceau sera le déploiement de CARE4U comme DPI unique sur le Groupement Hospitalier de Territoire 7…et 8 (comme fondement du Groupement de Coopération Sanitaire : interopérabilité, harmonisation, uniformisation, voilà les priorités !)
Ensuite viennent la cybersécurité, l’intégration de l’IA dans les pratiques médicales, le déploiement de solutions numériques centrées patient… (Teams, BlueFiles, MSSanté, Parcéo) et l’extension MypeopleDoc (coffre-fort numérique).
Beau projet, suscitant l’intérêt des médecins notamment pour l’IA et sa promesse d’un gain de temps, discussions également autour de la télé expertise/médecine/consultation… indissociable de la solution Omnidoc (solution numérique privée adoubée et adoptée par le CHRU de NANCY). Légèrement chronophage mais obligatoire pour les avis cardio nécessaires à l’indispensable médication des enfants en pédopsychiatrie.
Petit débat autour de la valorisation des expertises et de l’intérêt pour le CPN, véritable vitrine médiatique pour la psychiatrie nationale. En MCO, l’expert est valorisé à 20 euros le conseil, le requêteur 10… (déjà évoque en CME avec le Pr Poussel, Président de CME partagée du GHT). Cependant, la psychiatrie n’étant pas (ou peu) financée à l’acte, il n’est pas prévu de valorisation financière. Plus très intéressant finalement !!!
Il serait pourtant envisageable en cas de grosse file active de demander un budget fléché pour un poste de PH par l’Agence Régionale de Santé… Ironique pour un établissement en bonne santé financière comme le CPN mais courant derrière les médecins.
POUR A L’UNANIMITE
QUESTIONS DIVERSES
Pas de question mais (après l’annonce en début d’instance du départ en retraite de la docteure Pissochet) le professeur Laprevote tient à faire un point sur la situation du département d’addictologie à l’image du point en F3SCT, demandé par la CGT.
Mêmes informations dressant un bilan dramatique de la situation récupérée par le professeur, ou … laissée par le précédent chef du département.
A l’intégration de l’addicto sur le CPN en 2020, les effectifs médicaux étaient de 6.8 (pour 8 prévu) et 4 internes, une file active augmentant chaque année, toujours moins vite que la demande. C’est cette « énorme file active, l’une des plus grosses de France pour un CSAPA » selon le Dr Bisch qui avait justifié un projet médico centré. Projet à l’époque rejeté en instance qui n’améliorait pas l’offre de soins et qui entérinait la bascule du médico-social vers la (para)médicalisation. Résultat, un climat délétère, un management pathogène nécessitant une cellule d’alerte RPS… et un fonctionnement toujours clivant aujourd’hui. Mais surtout, le départ du binôme fossoyeur laissant un « méga service » en déroute et accessoirement les usagers et professionnels en grande difficulté.
Charge au chef de pôle donc de trancher dans le vif !
Pour ce faire, « réduction de la voilure » le temps de rédiger un projet de service en lien avec la demande et les moyens actuels … Concrètement, au détriment de l’usager : une seule nouvelle prise en charge par agent par jour, une évaluation périodique de la file active de chaque agent (prise en charge addicto indispensable ? relais CMP ? médecine de ville ? rétablissement ?), prescription « à l’aveugle » (renouvellement ordonnance sans voir le patient), questionnement sur le maintien de certaines antennes…
La Docteure Dugny l’aura bien compris, il s’agit ici d’un appel au secours ou à minima à la solidarité médicale. Elle se propose donc naturellement d’intervenir une demie journée par semaine, convaincue que la place d’un médecin est fondamentalement plus utile auprès des patients qu’en réunion. Temps de réunion qu’elle accepterait donc de sacrifier. Aucun engouement ne suivra ce généreux élan confraternel malgré le rappel du Pr Laprevote que chaque psychiatre DOIT SAVOIR faire de l’addictologie, n’étant lui-même pas titulaire de diplôme en addictologie.
L’appel est lancé … !
Peu d’enjeux sur cette séance mais un constat accablant que la CGT dénonce depuis de trop nombreuses instances. Tensions sur les effectifs, dégradation des conditions de travail et donc d’accueil, dégradation de l’offre de soin qui ne compense pas l’augmentation de la demande… Autant de paramètres qui dégradent l’hôpital public. Le développement des outils numériques ne suffira pas à lui seul à compenser cette casse organisée, bien au contraire, il ne peut qu’accélérer la tragique déshumanisation de la psychiatrie.

