
Rappel du contexte :
Alertée par des collègues qu’un patient a tenté de forcer les portes du NBH avec son véhicule le 1er septembre 2026 en fin d’après-midi, la CGT a saisi la Direction d’une demande de rapport circonstancié quant à cet évènement.
Réponse : le narratif est plus inquiétant que la réalité (ce n’est pas un EIG, il n’y a ni casse matérielle ni blessés … !?)
Pugnace, la CGT a néanmoins insisté pour obtenir une réunion de la F3SCT pour connaître à la fois le déroulé de ces évènements, en interroger les raisons et tenter de proposer des mesures d’amélioration, y compris en ce qui concerne la prise en soins de l’auteur des faits …
La Direction consentira à accorder 30 minutes le 8 septembre à 13h30.
Présentation de la Direction :
- présentation succincte de l’événement sans que les représentants n’aient accès à l’ennov. Pas de dégât matériel ni préjudice que ce soit pour les patients ou soignants.
- des plots/bites seront déployés à proximité des portes du NBH mais dans l’attente du choix (fixe, mobile…) des grosses jardinières bloqueront l’accès voiture.
- les tutelles n’ont pas été informées car il s’agit d’un non « incident » léger non lié aux soins (usager connu en demande de soins mais pas patient à l’instant t !?). Seule la préfecture est informée du fait de l’intervention police puis pompier.

La CGT a interpellé la Direction sur :
- l’absence d’information de l’événement alors que nous étions en réunion avec le DRH (commission de formation) et que nous évoquions déjà ce manque de transparence. Même l’ennov n’était pas accessible ce qui prouve encore une fois la censure dans la gestion des évènements indésirables au CPN. D’où l’importance de doubler avec un petit mail à votre CGT préférée en cas de problème !!!
- Nous avons également demandé qu’une étude soit menée sur l’ensemble des services et que des systèmes anti voiture bélier soient déployés.
- Enfin, le maillon manquant dans l’offre de soins : après un premier passage aux urgences pour demander une hospitalisation (non indiquée après évaluation psychiatre) l’usager est donc « passé à l’acte » de manière effectivement plus symbolique que violente, révélatrice d’un mal être et d’une nécessité de soins. Il est repassé ensuite par les urgences (après intervention des services de police et transfert par les pompiers) avant d’être hospitalisé sous contrainte … sur l’unité B !!!
Avec une quarantaine de médecins sur place à l’heure de l’événement, il semble aberrant qu’aucun médecin n’ait pu préconiser une hospitalisation ou à minima une évaluation !
Nous demandons donc à revoir la procédure qui ne permet les hospitalisations qu’à partir de l’’UAUP avec par exemple la (ré) ouverture d’un CAP (Centre d’Accueil Permanent) comme cela existait avant sa fermeture par la Direction en 2009 ! C’était par ailleurs l’une de nos revendications déposées le 1er juin dernier lors de la réunion CGT / Agence Régionale de Santé (en présence de Mme ROTH)
De plus, un usager en demande de soins se retrouve hospitalisé sous contrainte après deux épisodes d’entrave !!! Cela pose soucis tant au niveau éthique qu’économique, fait perdre du temps et de l’énergie aux soignants en alternant au passage le peu d’alliance qu’il nous reste !
Réponse de la Direction (DRH) : la F3SCT n’a pas pour vocation de travailler sur l’ouverture d’une unité, il faudra solliciter la communauté médicale … !
Bref, la volonté d’améliorer les conditions de travail et d’accès aux soins ne semble toujours pas d’actualité dans notre hôpital !





