F3SCT extraordinaire du 3 mars 2026 Le compte-rendu de la CGT

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Cette F3SCT se tenait le 3 mars en raison du report de celle prévue le 25 février (absence de quorum).

Pour rappel, l’instance était réunie suite à un droit d’alerte pour Danger Grave et Imminent (DGI) déposé par la CFDT le 24 février concernant l’UHSA RdC suite à un risque infectieux de tuberculose au sein de l’unité (DGI contesté en tant que tel par la Direction).

Avant de débuter la séance, des agents de l’UHSA ont été autorisés par la Direction à faire part de leur ressenti :

  • inquiétude de la recrudescence de la tuberculose et du fait qu’il n’y a pas de test systématique à l’entrée,
  • Prise En Charge (PEC) actuelle d’un patient qui présente des symptômes et est en attente de résultats.

Les agents ont pu témoigner de l’ambiance particulièrement anxiogène, tant au sein du service qu’auprès de leurs proches (risque contagieux), et auprès des patients suite à la réorganisation des repas, du port de masques, … ;

Ils signalent aussi que les collègues de l’étage n’ont pas été testés.

Les agents en profitent pour questionner également vis-à-vis de l’abri qu’ils attendent depuis plus de 10 ans.

La séance F3SCT débute ensuite dans la configuration réglementaire :

En octobre 2025, un patient a été pris en charge à l’UHSA et ensuite, il a été identifié comme présentant une tuberculose après son départ.

De ce fait, début février 2026, le médecin chef de département a été contacté par le CLAT (Centre de Lutte Anti Tuberculeuse). Le service a donc dû fournir la liste des patients contact, puis le CLAT Brabois a demandé la liste des soignants contact.

L’ensemble de l’accompagnement et de l’organisation a été réalisé par l’infirmier du Service de Prévention et de Santé au Travail (SPST) du CPN : contact avec les différents CLAT, recherches de tubes pour analyse, tests de crachats et contacts avec les personnels non permanents (remplacements, étudiants). En lien avec le CLAT, il a suivi les traitements à administrer et leur procédure, plutôt longue. Précisons que ce traitement antituberculeux ayant des effets néphro et hépato-toxiques, le suivi doit être attentif.

Une information a été réalisée sur site, pour expliquer la différence entre « tuberculose maladie » et formes latentes (non contagieuses).

Une information complémentaire est prévue les 17 et 27 mars 2026.

Par ailleurs, plus récemment, l’UHSA a été informée d’un nouveau cas contact au sein de leur unité, des examens sont en cours et ont été laborieux car le CPN ne possède pas les tubes spécifiques (l’encadrement a eu beaucoup de mal à les récupérer). Une PDS normale avait été faite à défaut mais pas exploitable. L’ensemble des mesures de précautions ont été mises en place à la fois pour les soignants et les patients. Ce jour, on est en attente des résultats et si son état de santé le permet il sera peut-être transféré sur l’UHSI pour la suite de la PEC.

Pour la Direction, la procédure d’urgence du DGI n’est pas entendable en l’espèce car l’ensemble des mesures ont été prises au plus tôt et pour le reste, la Direction est en attente de certaines décisions. Elle fait toutefois état que l’ensemble des collègues doivent être réassurés et c’est pourquoi elle a mis en place des réunions d’information.

Pour le reste et le souhait des équipes soutenus par les organisations syndicales, voici les réponses obtenues :

  • Aucun positionnement sur la demande des agents d’un dépistage systématique de la tuberculose chez les détenus. Pour la Direction, les recommandations nationales ne le systématisent pas donc …,
  • L’achat de tubes spécifiques sera finalement accordé après des tentatives d’évitement (« les références vont peut-être changer », « où les stocker ?», …) Ils seront stockés au BPEAS,
  • L’utilisation de la chambre médicalisée sur l’UHSA étage n’est pas possible, le personnel de l’étage craint de déplacer le problème, la chambre doit en outre bénéficier de travaux (depuis quand ?). D’ailleurs 2 chambres seraient inutilisables, de par un problème de fuite d’eau auquel s’ajoute un problème de légionellose depuis début février 2026 (mais sur un seuil encore acceptable …),
  • Le transfert vers l’UHSI du patient actuellement concerné sera fait « dès que possible »,
  • Concernant le remplacement du médecin du travail du CPN, l’avis de vacance de poste diffusé par la Direction n’a pas trouvé preneur, et le GHT semble au moins autant dépourvu … !

L’infirmier du SPST a mené et continue à mener un travail important, les collègues ont fait part de leurs conditions de travail génératrices de risques psycho sociaux, il s’agira donc de maintenir la conduite à tenir et être attentifs. A ce jour 4 agents, sont positifs.

La CGT reste vigilante sur toutes ces problématiques spécifiques et plus globalement sur la prévention de l’ensemble des risques professionnels.

N’hésitez pas à contacter vos représentants.